15.01.2007
" La Fête à Venise " .
Dans son récent " L' Evangile de Nietzsche " paru aux éditions du Cherche - Midi ( collection Styles ) , qui est une série d' entretiens avec Vincent Roy , Philippe Sollers explique les premières lignes de " La Fête à Venise " , ouvrage paru en 1991 .
Son interlocuteur le conduit à préciser en quoi un séjour à Venise constitue l' une de ces " plaques " planétaires où l' on peut s' abstraire de la mondialisation , et Vivre .
" Il faut vivre dans les intervalles " , dit Sollers , là où l' éclosion " poétique " peut s' avérer .
Hors ces " plaques " où la résistance peut s' organiser tout est dévastation . et " les expériences totalitaires , suivies de l' apparition de la souveraineté de la technique " , ont fait que " l' être humain est affecté à être la prothèse de son appareillage " .
" Vous voyez des humanoïdes se traîner en tant que prothèses en l' absence de pensée et en l' absence de poésie , ce qui signifie que leur corps est lui - même déjà programmé pour être évacué " .
Le poète est un résistant .
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