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31.10.2006

Constat.

Considérant  - les prémisses et la prémice sont excellentes ! - que bien des difficultés entre parents et enfants étaient liées au fait que les protagonistes n' avaient pas toujours le même âge, on a décidé  d ' occulter ce fait .

On considère désormais que chacun apporte son écot à l' autre, ce qui passe par l' infantilisation croissante des " adultes ", et la reconnaissance de l' adulte en miniature.

On a tout simplement oublié l' enfant .

 Certains budgets sont pourtant fort inflationnistes, qui visaient à résoudre un problème non appréhendé.

Pour rien, on le peut constater.

Or on s' en étonne.

Tout cela conduit doucement vers la décérébration de tous , à l' exception de quelques - uns.

La démocratie de demain sera la plus inégalitaire de toutes celles qu' on a connues.

La violence est liée à ce phénomène qui n' a pas encore produit ses plus beaux fruits.

La récolte s' annonce bonne.

Je vous renvoie à ma dernière note , que je vous rappellerai  plus tard.

 

Pour BOUVARD,
et par délégation, 
PECUCHET.

30.10.2006

L' OL s' envole en L 1 de football !

Et la violence s' actualise chez nos jeunes gaulois, chez leurs frères et leurs cousins , sous des formes moins primesautières et mieux organisées qu' hier.

C'est un progrès en ce domaine.

Cette notion d' organisation est majeure : elle illustre ce que nous chantons désespérément mais allègrement depuis quelques années.

En effet, chasser par la porte la raison et la sensibilité , composantes essentielles de l' humain , et le fruit de leurs amours , génère nécessairement leur retour par la fenêtre , sous des formes perverses cette fois.

Le fruit de leurs amours vénéneuses est l' alliance du gratuit et du méthodique .

Personne n' osera le dire , mais je me tiens à la disposition de  certains de mes éminents lecteurs pour étayer ma pensée, l' illustrer et donner des pistes de réflexion et d' action.

( Qu' il convienne ici et maintenant de réprimer les conduites violentes, ceux qui en sont les auteurs, qui les assistent et les incitent est évident , mais il serait bon d' en moins parler et de le faire : c' est un problème de survie à court terme .
Qu' on sache toutefois que le problème n' aura pas été traité sur le fond , d' ailleurs il ne sera pas traité, qu' on se le dise et s' en persuade: on se sera , à juste titre toutefois , intéressé à une conséquence , en cette affaire de vessies et de lanternes ) .

Le Ministre de l' Intérieur propose d' abaisser l' âge de la responsabilité pénale.
Pourquoi pas ?
Reste à sa voir si la réponse est là.
C'est sans doute un médicament pour les urgences , cf supra ( ! ) - j' abhorre ce " cf supra ", pas vous ? -

On pourrait pourquoi pas élever celui de la responsabilité citoyenne, tout en sachant que la mesure, outre qu' elle soulèverait la rue, serait vaine, on sait pourquoi.

Mais on pourrait également, et j' y suis favorable, abaisser l' âge de la responsabilité ,  c'est - à - dire éduquer , tout simplement : le nourrisson, le bébé et le pré - adolescent ne protesteraient pas,  ne dépaveraient pas pour autant les rues  ( patience ! ) , et ça se ferait à moyens constants, ce qui n ' est pas rien.

Etymologiquement vous le savez l' instituteur est celui qui " élève " , à tous les sens du mot.

On pourrait donc ne pas attendre qu' il soit trop tard pour parler des tables de la Loi , en interdisant  dès l ' origine  ( mais oui, en interdisant ! ) les conduites déviantes dont le jeune enfant n' a pas conscience  qu' elles sont déviantes .

Le très jeune Adolf , trois ans, qui mord son père et traite de pute sa mère gagnerait à être puni sur le champ, bien qu' il ne sache encore rien des putes , au demeurant personnes très respectables.

Il est bien difficile de lui expliquer le pourquoi de la sanction, son rôle et ses implications , mais il est facile de lui fournir le cadre qui permettra son éveil : la liberté ne vit que de contraintes.

Eduquer est d' abord dire non.

Le postulat néanmoins est qu' il y ait encore aujourd 'hui des Parents et des Maîtres rompus à la pratique de ces principes archaïques , et persuadés qu' ils auraient " le droit " d' imposer quoi que ce soit à ceux qu' ils ont en charge .

On pourrait alors , qui sait , constater quelque embellie ( sinon , la partie est définitivement perdue ).

Parler de la démocratie implique non seulement de parler des tables de la Loi , mais de les faire respecter avant que l' enfant n' accède à l' autonomie de la pensée , puis, dans le cadre de ces tables dont il conviendra de montrer le bien - fondé , de construire, fabriquer voire créer le démocrate souhaité et sans doute souhaitable . 

Cela passe, et ne saurait passer, que par l' exigence, la répétition, la mémorisation, la répétition et l' effort : tu es dans le vrai, Nicolas ( allusion à un copain  qui n' habite pas l' hexagone ).

Jamais le petit  François n' a découvert  seul les tables de multiplication : il les a reçues, on les lui a enseignées, et imposées.

Là serait la vraie rupture.

Pendant ce temps on dit que les extrêmes engrangent.

 Tenter de les contrer serait pourtant souhaitable .

Or c' est possible, sans pour autant , Mesdames et Messieurs les candidats à la candidature , aller glaner ostensiblement, et  lamentablement  ( à mes yeux ) sur leurs terres .

Lequel d' entre vous osera tenir ce langage de fermeté, qui d' ailleurs n' exclut pas, bien au contraire la bienveillance ? C'est d' ailleurs la bienveillance en actes, la bienveillance réelle .

Faute d' un regard tragique sur nous et nos choses, nous mourrons tous.

En chantant.

On ne fera donc rien .

Mais chapeau à l' OL.
Pour sa rentrée Grégory COUPET a été peu sollicité .

 

 

 

 

Enfin, la relève !

Laurent HU TANG et Jane UNTER - MENSCH , leurs parents , leurs amis ,  l' humanité entière ont le plaisir de vous annoncer l' arrivée tant attendue parmi nous de Hubert MENSCH , fruit de longs  ébats , ce 29 octobre 2006.

L' enfant se porte au mieux: son électro - encéphalogramme est  normal ( il est plat ) ,  et ses chevilles enflées.

Il promet beaucoup, ce qui n' engage que lui.

29.10.2006

" Delende Carthago " !

 " Pour qui sonne le glas " ?

27.10.2006

Le " patriotisme économique ".

Sur LCI, le successeur de Jean-Luc Séguillon a condamné très sévèrement l' idée de " patriotisme économique " lancée voici peu par le Premier Ministre français , la taxant d' " archaïsme " et d' " idiotie ", et proposant l" Europe "  comme pharmacopée à un  malade non désigné.

Voilà de mâles propos.

Je ne débattrai pas de leur bien- fondé faute d' une maîtrise suffisante de ce problème complexe ( on sait par exemple que pour tenter d' approcher l " économique " aujourd' hui il importe de prendre en compte d' autres facteurs qui précisément sont susceptibles de l' éclairer, ainsi les mentalités.

Je me contenterai de quelques remarques connexes.

En l' occurrence Monsieur de Villepin subit sur LCI , cette " grande chaîne d' information" comme elle se plait à le dire, une attaque en règle.


On le fusille en direct, et je vous invite à vérifier les définitions d' " archaïsme " et d " idiotie "  dans tel ou tel dictionnaire.

Dans tous les cas de figure, hors certaine acception de l " archaïsme " relative aux beaux - arts dans le Grèce antique, et à laquelle Monsieur Barbier indubitablement ne fait pas allusion, nous retiendrons que selon ce chroniqueur politique  dont l' audience est grande puisqu' il s' exprime sur LCI,  nous serions gouvernés par un dinosaure sans cervelle au plan économique, ce qui n' est pas rien.

Ce dinosaure sans cervelle aurait donc été désigné, on serait  logiquement en droit de le penser, par un irresponsable lui même  démocratiquement élu par le peuple souverain en 1995 puis 2002, la seconde fois par plus de  82% des votants.

Autant d' irresponsables ?

Mais comment imaginer que des millions de citoyens par définition responsables puisqu' ils sont citoyens constituent un ensemble irresponsable  correspondant à 82% des suffrages exprimés ? ( à noter, c'est désespérant ,qu' on peut allègrement intervertir " responsables " et " irresponsable " sans que ça nuise au sens de la phrase )

Quant à l' Europe, encore faudrait- il qu' elle existât.

L' inflation langagière est contemporaine de ce que Breton appelait hier, déjà, " la dépréciation à perte de vue du seul vrai numéraire qu' est le langage ".

Nous avons , répétons - le ,  le langage donc la pensée que nous méritons, et qui nous sont renvoyés en pleine figure, il ne pouvait en être autrement.

Ce n' est qu' un début.

A maintes reprises nous avons , vainement , ( on a connu des génies qui ont été recouverts avant d' avoir été découverts ) tenté d' en dire le pourquoi.

Ainsi, évoquant la violence dans les banlieues, qui n' est pas la violence des banlieues sinon elle serait déjà brisée , nous avons dit et redit que la responsabilité du phénomène ne saurait être renvoyée à un homme, voire à ceux qui ont successivement été locataires de la Place Beauvau ( dont l' actuel locataire, n' en déplaise au trio des prétendants socialistes ).

Hors du langage et de quelques principes élémentaires partagés mais acquis dans la difficulté, point de salut, c'est la crise et l' incohérence.

Le reste...

Quel aveuglement !

NDLR : à propos des banlieues, si le problème était spécifique, il suffirait de presque rien pour le régler, en supprimant soit les banlieues, soit les banlieusards, soit les deux à la fois.

25.10.2006

Paris débloque-t-il ?

L' opération " blocages des institutions" s' est terminée quelques heures plus tard par l' intervention des forces de l' ordre.

L' Etat s' il en est un a semblé désireux de maintenir la fiction de la légalité en répondant favorablement à l' appel du Président, sans mesurer la portée de cette intervention.

Serait - il tombé dans un piège ?

Le piège pourtant était  grossier...

Toujours est- il que le Président , régulièrement élu par une majorité de rencontre que l' on dit néanmoins vacillante retrouve à la faveur de cette intervention la plénitude de ses attributions, sa maternité et son bureau.

Reste à espérer que quelques petits curieux n' aient pas eu l' idée saugrenue de tenter de pénétrer les arcanes extra- lucides de ce Président à l' oreille fine , qui anticipe de façon étonnante.

On peut en conclure que le Président sort renforcé et grand vainqueur d' une crise qu' il a provoquée, entretenue et gérée avec une habileté diabolique, tout en créant une forte tension entre l' Etat et beaucoup de ceux qui croient ou croyaient encore en lui.

Si tel est le cas, il faudra retenir que l Etat vient de réussir à dresser contre lui une partie de ceux qui  lui étaient favorables : chapeau au maître d' oeuvre de l' opération.

Dans ces conditions on est endroit de considérer que la partie est achevée , et que 2009 n' arrivera pas, en tous cas avec la France.

 Pourtant certains observateurs, en général très clairvoyants, considèrent que la situation est plus complexe, et me signalent quelques éléments dignes d' intérêt.

La population n' avait pas réagi de façon hostile face aux bloqueurs, et avait observé avec amusement le blocage de la maternité ( certes, mais reste à savoir l' impact qu' aura sur la population le déblocage par l' Etat des bâtiments ).

D' autre part, l' apparente passivité du Tahoeraa, qui attendrait 2009 au motif que pour l' heure certaines conditions interdiraient tout changement ( les faits d' ailleurs viennent de lui donner raison ) prive en grande partie du même coup Monsieur Temaru de l' ennemi sur lequel il  s'est appuyé pour fonder sa stratégie, et dont il a un besoin absolu actuellement.

Sans ennemi supposé, la partie est plus délicate pour lui.

Rappelons enfin l' échéance budgétaire : le budget 2007, dont on connaît les grandes lignes, sera présenté dans quelques semaines aux Représentants à l' Assemblée de Polynésie française, certes majoritairement favorables au Président avec l' appui de quelques mercenaires, mais disposant  néanmoins d' une faible majorité.

Ce budget devrait néanmoins être voté: il sera présenté afin de masquer l ' épouvantable réalité, ce qui est facile.

Toutefois entre le " devrait " et le " sera " il y a une marge, certains Représentants de l' actuelle majorité pouvant avoir  quelque éclair de lucidité.

Si le budget est voté , alors oui les jeux seront faits, le rideau tiré.

Ce serait assurément la fin d' un moment démocratique, et la régression sous toutes ses formes.

En cette affaire, mon sentiment est que les plus malins , les plus discrets , pas nécessairement les plus vertueux , l' emporteront.

 

24.10.2006

Oui à la rupture.

Il est vrai que l' extériorisation grandissante des connaissances, qui accompagne l' abandon partiel des apprentissages de base ( spécifiques à l 'humain )  pourrait sonner le glas de toute velléité éducative.
Elle eût pourtant pu favoriser un bond qualitatif considérable.

L' abandon des apprentissages de base , total dans le domaine méthodologique, a privé l' enfant des outils susceptibles de transformer en pensée autonome une pensée captive.
Du même coup, l' adolescent et l' adulte sont restés infirmes.

Parmi ces outils, l' aptitude à la pensée rationnelle et à un imaginaire maîtrisés.

Tournés en dérision par les derviches tourneurs de la pédagogie, criminels avérés, les lire- écrire- compter étaient le préalable et la condition nécessaires à la formation de l' homme.
Ils permettaient d' envisager l homme en toutes ses dimensions, professionnelle , citoyenne et morale incluses.

Cultivés systématiquement, de façon méthodique et rigoureuse, pendant  les années de formation scolaire ( on feint de s 'étonner que maints étudiants ne maîtrisent pas les connecteurs logiques ! ) eux seuls permettraient à l' enfant de faire face à l' exponentielle inflation des connaissances qui s' offrent à sa vue.

A sa vue, et à sa vue exclusivement.

L' analogie de ces jeunes millions d' esclaves des temps modernes avec les prisonniers de PLATON est troublante: les uns et les autres sont  souvent incapables de comprendre, maîtriser, ordonner, classer, mettre en perspective, nuancer, privilégier l' important, et se réfugient faute d' esprit critique dans l' obéissance aux croyances du moment.

Il est bien sûr maintes exceptions, pour des raisons très différentes.
Ainsi, certains élèves sont plus égaux que d' autres.
Le leur reprocher serait un crime supplémentaire, mais patience ça ne saurait tarder : Ségolène leur promet des jurys populaires.

Propos pour bambins.

La politique du tout ou rien, évoquée récemment, réduit le plus souvent ceux qui en sont victimes à la misère.

La politique, pourtant, serait l' art du compromis permanent au service de quelques principes élémentaires, parmi lesquels la faculté d' adaptation ne le cèderait en rien au sens de l' intérêt général.

Le compromis impossible, la démocratie se couche, ou résiste, croit- on.

En réalité des hommes se couchent, d' autres non. Non pas le système.

Dans le premier cas elle met en relief sa tare essentielle de symbole : ses chantres supposés acceptent la mort des principes dont elle se réclame, au nom de ces mêmes principes ; dans le second, les résistants transgressent ces principes, ses principes, en s' en réclamant tout autant.

En période de crise avérée les démocrates sont donc collaborateurs ou résistants, ceux qui ne résistent pas se comportant chère Madame, mon bon Monsieur, mes chers Enfants, en alliés objectifs des collaborateurs.


Il ne s' agit  évidemment pas ici de renvoyer dos à dos les uns et les autres.

Echapper à cette alternative est d' ailleurs possible par la fuite ( je vous renvoie à LABORIT : lui croit en la possibilité d' une Ile ) et le suicide.

Il est vrai rappelons- le que la démocratie est un système  par essence imparfait qui ne pourra fonctionner  correctement aussi longtemps qu' il y aura des hommes.

Mais il n' y a pas photo entre un système imparfait avec à sa tête un homme certes imparfait , mais démocrate, et un régime totalitaire.

23.10.2006

Méditation métaphysique pour les petits.

Si DEVOS a tout dit du rien, il n' a rien dit du tout .

( Vous aurez noté la richesse sémantique de ce qui précède, tout à la fois constat, jeux de mots, hommage à un défunt, aporie, questions essentielles, fausses questions, thèse, problématique, réponses et nouveau questionnement implicite . N' en perdez rien ,vous avez tout à y gagner, comme disait le cousin Blaise: c' est, en toute modestie, digne de Sophocle ).

Je pourrais certes en rester là, satisfait de ce fulgurant trait de génie.

Mais je profite de l' occurrence pour tenter de définir clairement à mes fidèles lecteurs, qui le méritent bien, le rapport du rien au tout, et réciproquement, sur la base d' une hypothèse holistique. 

Le tout, au fond, est d' avoir l' air de rien, de rien du tout, comme de rien entendu.
C'est la raison pour laquelle on ne peut rien penser du tout ( faites l' effort ! ), qu' on ne peut traiter que de tout et de rien, voire paradoxalement de riens, le tout étant de ne rien dire du tout, ce qui, mine de rien, et ce n' est pas rien - mais ça n' est pas tout ! - évite la quinte de tout qui survient on le sait pour un rien.
Bref, comme disait WITTGENTEIN,  qui fut camarade de Lycée d' un autre autrichien ( à petite moustache ) autant  fermer sa gueule quand on n' a rien à dire, a fortiori, donc, rien à dire du tout.
Par contre,la politique du tout au rien, qui ne mène à rien, peut mener à tout. 
A rien, par exemple. 
Voilà tout. 


A tout prendre ,on n' a rien sans rien.
Mais peut- on dire qu' à tout prendre on n' ait rien, rien de rien ?

 

22.10.2006

Ne pas désespérer des hommes.

L' erreur est de tout attendre de l' homme, ou à l' inverse de n' en rien espérer.


L' optimisme et le pessimisme, Bernanos ayant sévèrement condamné celui- là , plus précisément celui qui tel l' huître à son rocher s' y accroche, ne mènent à rien de constructif : ce sont des conceptions figées de l' humain auxquelles la vie se charge en permanence d' apporter de vains démentis.

La France métropolitaine ne s' est pas débarrassée encore de ces réductions: la gauche croit en certaine " bonté naturelle " de l' homme, la droite en l' " imbécillité " de ce dernier.
On est , avant d' être homme,  "de gauche  "ou " de droite ".
A souligner qu' on peut être à la fois être homme, et de gauche, ou de droite : qui en eût douté?
Prendre " imbécillité " dans son acception étymologique : est " imbécile " celui qui a besoin de béquilles, c'est- à - dire de référentiels de tous ordres.

Confidence pour confidence, je suis un imbécile.


Et si l' homme avait précisément besoin de béquilles pour accéder à quelque démarche morale ?

Pardonnez - moi cette digression peu intéressante.

 

Ce qui se passe en Polynésie française est tel que, vu l' urgence, nous devons davantage pour l' heure observer l' homme en situation.

A certains signes  il semble que des hommes s' efforcent, par - delà leurs antagonismes d' hier, leurs erreurs passées,  ce qui les sépare aujourd' hui et les opposera demain peut- être, de s' entendre sur l' essentiel.

Tout se passe comme si l' essentiel à leurs yeux ouverts ou entrouverts et fort étonnés de l' être était de sauvegarder et de faire vivre , outre des principes démocratiques oubliés et parfois bafoués, un lien amical avec la métropole, et de restaurer la confiance en ce Pays et dans ce Pays, entre autres missions.

Cela passe  par l' arrivée  pour un temps d' une nouvelle équipe, dont ils seraient partie prenante ( cette dernière équipe ne pouvant surgir de l' océan ni du néant  quoi qu' on en puisse penser ).

Si tel est le cas, cette volonté de promouvoir un changement, démocratique bien entendu, serait la preuve que des individus peuvent évoluer, modifier leur point de vue en fonction de l' intérêt général, et pas seulement - pas seulement - de leurs intérêts particuliers ou partisans.

Ainsi , des indépendantistes de coeur s 'opposent  actuellement de façon notoire à l' action menée par celui qui hier fut leur guide et l' inspirateur de  certains de leurs actes, à les entendre.


Ils considèrent que son action n' est pas conforme aux intérêts de ce Pays.

Qu' ils aient ou non raison, leur pensée est devenue non pas forcément autonomiste, mais plus autonome, ce qui est autrement plus important sur les chemins de la démocratie en actes.

Leure pensée semble autrement plus mûre et réfléchie, plus autonome donc, car elle a intégré de nouveaux paramètres, que celle d' autonomistes de façade mais figés en réalité dans une alliance avec celui qu' ils ont élu puis conforté, et qu' ils continuent à conforter à l' abri d' un " neutralisme " hors du temps, en trahissant la plus grande partie de leur électorat.

Je précise que ces dernières lignes ne constituent pas une charge ad hominem ( je voulais placer un " ad hominem "cette semaine ! ) mais ne font qu' illustrer ma thèse, selon laquelle il ne fait pas désespérer des hommes, du moins de tous.
Donc, de certaines  femmes,  mais pas de toutes, le présupposé étant  néanmoins que l' espoir doit rester de mise , même aux Marquises, dût Brel contester cette assertion.

Serais- je donc un optimiste ?  D' aucun se gausserait.

Maintenant, de vous à moi, Pascal a tout dit sur la connerie, mais en des termes choisis :  " prédestination " relève davantage de l' hédonisme esthétique.

La gageure est de remettre la pirogue à flot, s' il en est temps encore, et que des plastiqueurs n' en interdisent la mise en oeuvre. 

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