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31.08.2006
Billet polynésien.
Monsieur François Bayrou découvre et condamne le fait que les directeurs de medias manipuleraient l' opinion publique en métropole.
Quel scoop !
21:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
C' est pourquoi je suis démocrate.
Le démocratie procède des relations d' indétermination de la physique quantique, présence absente, absence présente, os à ronger offert aux pauvres, potion lénifiante pour les cocus de tous bords.
Les retombées avec effet retard des Grandes Découvertes tendent toutefois à la démystifier: modèle en soi, gadget exportable avec service après - vente pour les récalcitrants ou les mal - entendants, elle est objet de rejet parfois.
La démocratie n' est peut - être que tension, quête nécessaires mais insuffisantes vers un improbable et précaire équilibre entre l' un, l' autre et leurs prochains.
Tenter de se comporter en démocrate est le passage obligé, générateur lui aussi de fortes tensions internes, ascétique gageure.
20:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.08.2006
La stratégie du boa.
Après le rapport d' étape concernant Ségolène, venons - en à Nicolas.
On assiste actuellement à des ralliements, ou velléités de ralliements, de chiraquiens pur jus, radicaux- socialistes ou pas.
Apparemment, et en pure logique comme on dit, autant d' atouts, demain, dans la manche de Nicolas.
Alain Juppé lui- même, après des mois de tranfusion au jus d' érable, en serait.
Pas si simple, pas si vite, ne vous réjouissez pas trop vite des actuelles turpitudes du ps.
Si, actuellement, la tendance est très largement en faveur de Nicolas au sein de la majorité, et que la désignation de ce dernier par les militants de son parti " ne se pose pas ", cette tendance mérite néanmoins d' être observée.
Les ralliements en questions, et ceux à venir, qui surviennent bien tôt, pourraient représenter demain un handicap pour Nicolas: candidat à la présidence, Nicolas serait conduit à faire une campagne de second tour à l' occasion du premier, s' il était phagocyté.
La notion de rupture disparaîtrait au profit de la continuité.
Or il est des hommes susceptibles d' incarner la continuité....
On sait par ailleurs ce qu' il en coûta à ce pauvre Lionel de confondre premier et second tour.
Du même coup, tel et tel tenants de la droite libérale qui déjà avaient fait entendre leur petite musique à l' occasion de certain discours aux accents à la Jaurès, pourraient afficher leur désapprobation voire quitter le navire.
Rien n' est joué qu' on se le dise, rien n' interdit de suivre avec attention les manoeuvres en cours, et de compter les coups.
Yves - René lui est à la chasse au boa, mais le décès en juillet de Madame Irma n' arrange rien.
En bref Nicolas gagnerait à être sur ses gardes en prenant au sérieux ces propos délirants.
20:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Et demain ?
La pratique démocratique est souvent confondante, on en a rappelé les raisons voici quelques mois, et c' est tout particulièrement observable là où le citoyen n' est pas rompu à l' exercice.
Dans ce cas il privilégie davantage encore la rumeur à la recherche de la vérité, la promesse au bilan, le souhaitable au possible, la passivité intellectuelle à la réflexion active.
On l' a vérifié en Polynésie française, étant entendu que ce constat concerne aussi bien les popaa's que les polynésiens de souche concernés, le phénomène en question n' ayant rien de réducteur ni de spécifique.
A souligner en outre que le visionnaire aux affaires ( j' entends celui qui a un projet et une ambition pour son Pays, non pas celui qui a des visions ), court toujours le risque de se trouver incompris et rejeté, le décalage entre son regard et l' état des mentalités exacerbant le schéma, affaire de tempo.
Il ne semble pas qu' hier Monsieur Flosse , dans sa généreuse et nécessaire tentative de faire accéder la Polynésie française à l' état de Pays moderne autonome, et de l' y maintenir, ait voulu intégrer ces quelques éléments à sa réflexion, simple hypothèse.
Cela ne saurait masquer l' extraordinaire bond en avant connu par le Pays en maints domaines depuis deux décennies, jusqu' en 2004, sous son autorité.
Il ne faut pas exclure que le présent favorise l' émergence de cette évidence, quelque réflexion sur le pourquoi de ce bond en avant et sur le rôle éminent joué par celui qui en fut l' artisan principal.
Envisager demain ne saurait faire l' impasse sur ces évidences, donc sur la nécessité de dépasser des haines d' un autre temps et, dans un contexte dangereux, de faire appel aux plus compétents parmi ceux qui veulent le maintien du lien privilégié avec la métropole dans une Polynésie tolérante, ouverte à l' autre et désireuse d' avoir sa place dans le concert des Pays modernes.
Cette brève analyse est partielle, peut- être erronée, mais se veut aussi crédible que celles des contempteurs irréductibles, des chantres sans recul ou des flagorneurs d' hier qui privilégient l' autobus blanc ou l'alimentaire, certains ( ne désespérons pas des autres ! ) ayant déjà appartenu à chacune de ces catégories.
07:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.08.2006
Le bouleversement? C'est chose faite !
Ainsi, la France ne souhaiterait pas de " bouleversements politiques en 2007 " dans ce Pays.
Dans son édition de 2005, le " Petit Larousse illustré " définit " bouleversement " comme action et état correspondant à " bouleverser ", ce qui n' a rien de bouleversant.
Bouleverser:
1- Mettre en complet désordre, sens dessus dessous. Renouveler totalement en perturbant.
2- Provoquer une émotion violente, émouvoir fortement.
Quelques remarques:
Le problème n' est pas de la compétence de l' Etat, mais des Polynésiens et de leurs élus.
Cette formulation traduit le décalage entre la réalité et la perception qu' en a Paris: en effet la définition du Larousse, le premier volet tout particulièrement , car le second s'avère avec lenteur, semble parfaitement s' appliquer au présent : le " bouleversement " est largement entamé, et devrait avoir gagné tous les domaines avant la fin 2007. La France n' a donc aucun souci à se faire, le processus pourrait se terminer bientôt.
On peut il est vrai interpréter différemment le voeu parisien: pas de vagues, aucun changement démocratique avant les présidentielles. L' Etat se ferait alors allié objectif du pouvoir en place, hypothèse hasardeuse.
Autre interprétation, fort audacieuse, celle d' un changement avant ou après 2007. Le problème de l' après, si l' analyse qui précède, est bonne , ne se posant pas ( le bouleversement parvenu à son terme pourrait l' interdire ), reste l' hypothèse d' un changement avant les présidentielles, pour telle ou telle raison connue de Dieu, et de lui seul, ce qui n' est pas de la compétence de l' Etat.
Mais si les Polynésiens sont satisfaits du bouleversement en cours, pourquoi y aurait - il intervention divine ?
04:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ségolène et 2007.
Au parti socialiste le trop plein des candidats à la candidature nécessitait un premier tri.
Ségolène est là pour rassembler et diviser tout à la fois, dans un premier temps.
Elle rassemble: il s' agit d' éliminer, tout en ralliant à sa modeste personne,si possible.
Elle divise: il convient en effet qu' il y ait maintien d' un ou deux irréductibles désireux d' aller jusqu' au bout.
Elle divise et rassemble tout à la fois: ainsi, l' apport d' Arnaud de Montebourg affaiblirait l'un des irréductibles en question.
Voilà qui devrait permettre à François de se sacrifier le moment venu au nom de l' unité du parti, de ruiner du même coup les espoirs de Lionel et d' affronter le premier tour.
La manoeuvre étant éventée et connue de tous, les choses pourraient toutefois prendre un autre cours, d' autant que la route est bien longue encore...
04:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2006
L' ego d' acetrobo.
LCI nous informe que " la trève est rompue au Liban ".
Cette information renvoie aux propos élémentaires tenus ici voici quelques jours, relatifs à la non- prise en compte des " pourquoi ".
On ne s' en réjouit pas.
Le Président Chirac semble avoir pris la mesure de l' absurdité du traitement d' une situation qui n' a pas été correctement analysée par ceux qui ont eu, ont et auront à en connaître, si l' on se réfère à la déclaration de Madame la Ministre de la Défense qui s' interroge très sérieusement, et s' en inquiète, c' est à mourir de rire et désespérant, sur la nature de la mission à venir de la Finul.
Il y avait eu, pourtant, unanimité au Conseil de Sécurité.
Unanimité sur quoi ?
On est en plein délire, d' ailleurs le Président américain nous suggère très incitativement de contribuer plus massivement à cette mission d' autant plus périlleuse qu' elle n' est pas définie et que les conditions qui la rendraient possible ne sont pas réunies.
07:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.08.2006
Un et un ne font pas deux.
Voici quelques jours Alexandre Adler analysait la situation au Moyen - Orient.
Fouillée, étayée, solide, l' analyse lui permet d' envisager à court teme une stabilisation de la Région : la sagesse l' emporterait chez les uns et les autres, sous la pression des Etats -Unis.
Cette prophétie toutefois omet un paramètre de taille, celui du poids toujours plus grand du non - économique, sous forme de rejet (par envie ), dans ce qu' on appelle la mondialisation : le facteur humain.
Qu' une coalition puissamment armée ne parvienne pas à s' imposer dans un Irak exsangue et dévasté à deux reprises ( ceci explique largement cela ), qu' une armée dotée de moyens puissants peine à réduire un " groupe terroriste " au Liban, sont des faits qui méritent examen .
Il importerait de s' interroger par exemple sur " le terrorisme ", son origine, ses causes, sa nature, bref de l' identifier.
Faute d' une analyse précise ce " terrorisme " va continuer à croître et prospérer.
L' impuissance et le désarroi du monde occidental s' affichent d' ailleurs dans la proclamation d' un cessez - le- feu destiné à être violé faute de référentiel.
En effet il s' agit là d' un compromis entre les Etats - Unis et leurs partenaires au sein du Conseil de Sécurité, et non d' un accord, impossible dans les conditions présentes, entre les parties prenantes, puisque l' une comprend un "groupe terroriste " très populaire au sud -Liban, et démocratiquement représentée dans un gouvernement libanais sans véritable armée, ce qu' on occulte souvent.
Rien donc , pas même le pire, n' est à exclure dans ces conditions : reprise des combats, rapprochements ( en cours ) entre ethnies opposées ici et là, radicalisation des positions de puissances comme l' Iran, et embrasement de la Région.
Précisons que ces quelques lignes destinées aux petits enfants ne font pas l' apologie du terrorisme, ça va de soi. Le terrorisme doit être combattu avec la plus extrême énergie.
A condition de ne pas se tromper de combat, d' élargir son regard, ses perspectives, de bannir l' absolu, et de livrer le combat sous toutes ses formes.
On n' en est pas là.
Reste à imaginer comment gagner la paix.
21:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.08.2006
2007 et la Polynésie française.
La Polynésie française désignera son prochain Président dans trois ans, en 2009.
Le Président du moment semblant perdre chaque jour davantage de son charisme en raison d' une gouvernance peu orthodoxe susceptible de plonger ce Pays, ses habitants et leurs descendants dans la misère, certains attendent beaucoup de 2009.
Soit.
Le problème toutefois doit être abordé sous tous ses angles: ainsi, focaliser exclusivement sur 2009 est certainement une approche très partielle, et dangereuse.
C'est oublier en effet qu' en 2007 l' ensemble des électeurs français, y compris donc les habitants du Pays, seront invités à choisir le prochain Président de la République.
Nul ne peut prévoir le résultat de ce scrutin, ni ses conséquences, et toute réflexion sérieuse sur le devenir de la Polynésie française doit absolument intégrer l' échéance 2007.
Pour cette raison, entre autres raisons, les autonomistes, largement majoritaires en ce Pays, auraient tout intérêt à se manifester avant cette date.
Ce serait quoi qu' il en soit un signe démocratique fort adressé à l' Etat.
Le fait qu' il y ait urgence conforte cette idée.
04:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.08.2006
Naïvetés.
Un pouvoir ne cède jamais facilement sa place, moins encore lorsque l' esprit de la démocratie ne lui est pas familier, faute d' expérience ou en raison d' une difficulté essentielle à l' appréhender.
Les choses peuvent se corser, lorsqu' il a prouvé et prouve en permanence sa volonté de transgresser la forme que s' est donnée la démocratie.
Cette forme est républicaine en Polynésie, car la Polynésie est française, quoique bénéficiant d' un statut moderne qui pourrait être l' un des modèles du siècle qui s' ouvre.
Ceux qui aspirent ici à un changement démocratique feraient bien d' intégrer ce paramètre dans leur réflexion, et leur stratégie s' il en est.
La rapidité sans précipitation, la vigilance et l' anticipation semblent donc devoir s' imposer aux âmes vertueuses qui attendraient sereinement les prochaines échéances.
Il n' est pas exclu qu' il y ait danger.
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