11.06.2006
Que la fête commence !
Le sort de D de V, dit JLS de LCI ( vieil aristocrate d' Issy les Moulineaux ) avec le sourire, dépend en partie des résultats de l' Equipe de France de football.
JLS, qui jusqu' à présent n' a pas toujours brillé par la profondeur d' " analyses " qui dépassent rarement le stade du binaire et font l' impasse sur toute velléité de synthèse et de prospective étayées, n' a pas forcément tort quant au sort de D de V, me dit en s' esclaffant Madame IRMA, très iconoclaste et soucieuse de bousculer tous pronostics.
Dans ce cas, le récent propos de NS, qui marque sa volonté de rester à l' Intérieur jusqu' au début 2007 au moins, pourrait être en décalage avec les réalités post 14 juillet.
L' intéressé alors aurait une fois encore parlé un peu trop vite.
Mais rappelons que ce scénario est celui de Madame IRMA, qui collectionne les échecs en tant que pythie.
On n' est toutefois pas au bout de nos surprises.
Quant à l' Equipe de France - passons aux choses sérieuses - , reste à savoir si nos octogénaires auront suffisamment de ressources, malgré une préparation qui à tous égards devrait décupler leurs forces ( en 1998, rappelez - vous, c' est probablement en ce domaine que nos amis brésiliens avaient péché : leur complexe vitaminé avait failli ).
Les négociations relatives aux primes de victoire à l' issue de la poule éliminatoire ayant abouti, gageons toutefois que nos vaillants guerriers auront à coeur de défendre au mieux les intérêts supérieurs de la patrie, en l' occurrence les leurs.
Ici, on suivra leurs aventures avec intérêt et sérénité, sans regard passionnel.
22:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Vieux grecs et enfants de Marie.
Après quelques déboires les athéniens décidèrent de la jouer collective, de rompre avec le passé et la " stasis ".
Ce moment est déterminant et sonne le glas de la démocratie au sens étymologique.
Mais pas seulement au sens étymologique.
Le " kratos " en effet était synonyme de victoire, de gain, d' affrontement.
Il impliquait vie, division, action.
Démocratie devenant gênant pour la tentative en question, en l' occurrence l' avènement du politiquement correct, on lui substitua rapidement " polis " ( cité ), ce qui ne changea rien au fond mais permit d' assumer un passé devenu du même coup light, car s' inscrivant dans l' éternel, de vivre un présent souriant ( " comme sourirait un enfant malade ", me souffle Anne- Zoé ), et d' envisager un demain plein de grâces.
La " politique " donc devint le lieu du non - conflit, du consensus, volonté d' effacer....le politique, mise en scène, théâtre d' ombres, promotion des rassemblements virtuels et de l' illusion, celle d' un corps uni ( " allez - y , les p' tits gars ! " ).
En métropole un certain F.B., vieux politicien rompu à tous les combats d' hier et en cours, tente d' actualiser ce mythe par le biais des " valeurs " et du rassemblement des hommes de bonne volonté.
Son succès serait le déni de la démocratie, une caricature: on ne saurait donc, finalement, l' exclure totalement. bien que le refrain soit connu.
De la Grèce antique aux velléités centristes de la Vème République, rien de nouveau.
Circulez, il n' y a plus rien à voir, les choses sérieuses se déroulent ailleurs.
22:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.06.2006
Aux petits enfants.
L' erreur est de réduire à des chocs de religions, de civilisations et autres affrontements les événements qui se déroulent sur la planète.
On confond, sciemment ou non, les apparences et la réalité.
La réalité, certes riche en événements, est ainsi qualifiée de complexe.
Il n' est certes pas question ici d' un autre schéma réducteur visant à une maîtrise absolue des choses, mais de reprendre une thèse peu défendue tant elle est naïve, qui probablement comporte sa part de vérité.
La réalité se caractérise par une mondialisation à laquelle nul secteur n' échappe.
La concurrence et la répartition des richesses en relèvent.
Il y a donc des gagnants, et des perdants.
Les perdants en éprouvent un sentiment de frustration, de jalousie, de désir et réagissent en utilisant des outils de plus en plus perfectionnés ( fruits d' une " civilisation " qu' ils rejetteraient....)
Ainsi le 11 septembre a été le succès de l' informatique et des technologies avancées.
S' il en est bien ainsi, la récupération de ce sentiment de frustration est aisée, on le voit aujourd 'hui: dieu est mis à toutes les sauces.
Or les masses en question aspirent en réalité à bénéficier eux aussi du progrès, et refusent le fossé de plus en plus grand qui les sépare des gagnants.
Dans ces conditions, répétons - le, c'est une véritable révolution culturelle, initiée par les nations dites et supposées civilisées, et plus particulièrement la plus grande d' entre elles, qui s' impose.
On n' en prend pas le chemin, c' est désespérant.
En conclusion, il y a alternative: ou l' on supprime les frustrés, ou l' on s' intéresse à la frustration, et l' on pense le dixième commandement.
Rien à voir avec la nécessité absolue, ici et maintenant, de se défendre et lutter contre toutes les barbaries. Toutes.
Ce billet n' est qu' un regard, non un pamphlet.
19:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2006
Petite grille de lecture.
L' histoire dit - on est facteur de rassemblement voire de communion pour un peuple.
Toujours est -il qu' il ne semble plus y avoir de commun dénominateur dans lequel la grande majorité des Français pourraient encore se retrouver, simple constat.
Les conséquences sont là: contradictions, violences avérées ou latentes en tous domaines, déliquescence des symboles, impossibilité d' agir faute d' un référentiel.
Etayer serait grossier.
L' impossibilité désormais de mettre en oeuvre telle ou telle cause ou mission nationales, comme - soyons grossier - promouvoir la sécurité ou restaurer l' éducation ( dont relève l' enseignement ), rend illusoire la quête de missions internationales qui sont le refuge de la vacuité, et un coûteux trompe- l' oeil.
Ainsi le commode gadget dit " droit d' ingérence ", très louable en soi peut -être (car il faudrait analyser le " en soi ", et en mesurer l' efficacité ), mais qui occulte le devoir d' ingérence sur notre propre sol en maints domaines, dont les domaines pré - cités.
On ne peut prêter il est vrai que ce que l' on possède.
Reste d' ailleurs à savoir s' il serait temps encore de réagir à l' immigration plurielle ( hommes et capitaux ), phénomène non maîtrisé qui conduit aux communautarismes et à la disparition totale d' une " entité économique " française, pour la plus grande gloire des fonds de pension, nouveau guide spirituel.
On ne reste là encore qu' au niveau du constat, et de questions.
21:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.06.2006
" L' enseignement mis à mort ".
Adrien BARROT, dans cet essai paru en 2000 chez Flammarion ( collection Librio ), écrit ceci :
" Notre enseignement doit faire l' économie du soutien que pouvait donner aux hommes la Révélation dans leur désir de s 'élever, et nous ne visons plus à introduire nos élèves dans la vie du monde futur. La tâche qui nous échoit n' est cependant pas mince, puiqu' il nous reste à leur donner les moyens d' ouvrir les yeux sur ce monde -ci. Je doute que nous puissions y parvenir en nous passant de toute autorité, en congédiant stupidement les auteurs et les oeuvres qui permettent à chacun d' échapper à la confusion; carcérale et délétère, du monde et du présent. La modernité, si elle ne veut pas succomber au vertige nihiliste de son auto - engendrement, doit apprendre à voir dans le passé pré - moderne autre chose que de rares et maladroites anticipations de sa propre sagesse, noyées dans un océan d' erreurs et de crimes . Faute de cet arrachement à la puissance hypnotique du présent, elle ne sera qu' un laboratoire planétaire de l' inhumain. "
L' auteur, né en 1967, est professeur de philosophie en classe de terminale,
Sa pensée me semble particulièrement juste.
21:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2006
Drôle de Drame.
L' époque se caractérise d' abord par une tension entre le simple et le complexe, le singulier et le pluriel, l' un et le tout.
La pensée démocratique peine à trouver le lien entre ces pôles. Plus exactement , à plaquer sur l' universel le modèle démocratique hier symbole fédérateur des micro - sociétés que sont les nations.
Cette tentative, dont les Grandes Découvertes sont peut - être à l' origine, semble réifier le singulier en ses identité donc altérité, et donner par ailleurs naissance à un monstre ingérable emporté par un mouvement aveugle.
Conceptuellement la tâche pourtant est séduisante. Elle semble aisée.
Concrètement il y a désormais aveuglement des deux parties. L' une se réfugie dans les communautarismes violents de tous genres, l' autre dans un galop insensé.
Au total la pensée démocratique est contestée de partout, et n' est plus qu' alibi du monstre mondialisé qui règne sur la planète ( on est aux antipodes d' un symbole fédérateur ).
Le combat n' est donc pas entre le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, voire des monothéismes qui se réfèrent au même créateur.
Il serait d' abord culturel, et opposerait alors deux visages de l' irrationnel.
Bien malin serait celui qui s' appuyant sur les tendances lourdes que l' on sait ( économiques, démographiques , militaires, écologiques ) pourrait envisager le demain de l' homme, si ces lignes bien sûr correspondent à quelque vérité.
La pauvreté des propos en tous genres, outre ceux - ci, tenus par nos hommes politiques et autres stars en mal d' avenir n' est au fond que le reflet d' un vide de la pensée prospective, et pour cause.
Il y a certes Ségolène, groupie d' intellectuels polynésiens.
07:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

