29.04.2006

Le coup de pied au cul en Polynésie.

Dans l' histoire du coup de pied au cul, disait l' un des frères de ROUGEMONT, Denis peut- être, " c'est le pied qui a inventé le cul ".

C'est ben vrai, disait déjà la mère Denis.

Les Représentants à l' Assemblée de Polynésie, plus particulièrement les autonomistes en actes ( certain préfère désormais parler de " républicains " pour éviter tout amalgame ), auraient tout intérêt à méditer cette formule lapidaire.

Du coup de pied au cul à " La main tendue " dont le quotidien " La Dépêche " se fait l' écho en première page de son numéro de ce jour, il n' y a qu' un pas.

On est en droit de penser que quelques petites raies en provenance des différents fleuves, rivières et ruisseaux polynésiens, vont  répondre à la main tendue comme si on était chez Nokia, tomber dans les filets, et assurer le triomphe absolu de César: rien n' est à exclure ici- bas.

Ce serait la preuve que décidément Cesar est  pour l' instant, et depuis quelques années,le plus fin manoeuvrier du Pays, pour ceux qui en douteraient ,s' il en reste.

Qu' il a toujours un temps d' avance. Sa position il est vrai facilite sa tâche.

A souligner le " pour l' instant ", qui ouvre le champ très bienveillant des possibles propitiatoires.

Et puisque nous parlions rivières, toutes nos illusions, comme disait BOURVIL saoûl comme un polonais ce soir- là, toutes nos illusions sont détruites. Des raies ont pris le relais.

Inexorablement?

28.04.2006

Encore une bonne surprise...croit- on...

Après Jacques et Natacha, un membre du club des inusables,  Claude IMBERT, dans " Le Point " n° 1753 du 20 avril.
Il a raison, Claude.
Le problème est que tous ces jeunes gens croient analyser un phénomène en cours, alors qu' ils se penchent sur un cadavre non pas en décomposition mais décomposé, plus de trente ans après sa mort.

Encore un effort de compréhension !

Le mal dénoncé contribue à exacerber la "fracture sociale " que par ailleurs on s' évertuerait à réduire, ce qui serait d' un comique irrésistible si le devenir de la société n' était pas en jeu ( en réalité il est scellé, soyez sans inquiétude aucune : voilà que je me mets à être contaminé par certain mode de pensée! ). Valsez, musettes !

D' où ma réelle admiration pour l' ami François BENARD qui entend retourner à l' école quend " elle ira mieux ", mais qui en attendant propose à moyens constants, voire en satisfaisant Bercy, quelques réformes de bon sens, faciles en théorie à appliquer...mais qui se heurteraient à l' idéologie qui prévaut, et dont les bataillons sont prêts à en découdre.

Nous en resterons donc là, faute d' un Pouvoir ( de là à dire qu' il y aura un pouvoir demain, pas sûr ).  

Rappel: " Nous retournerons à l' école quand elle ira mieux ", de François BENARD.
Editions " L' Harmattan " , collection " Questions contemporaines ".

Le même numéro de l' hebdomadaire en question nous apprend en toute modestie, mais il faut vendre, " la Vérité sur FREUD " ( enfin! depuis le temps qu' on attendait! ) et comment RAFFARIN juge VILLEPIN. Tout ça en page de couverture. Savez- vous que FREUD fumait le cigare ? ( à creuser, car ça renvoie aux structures anthropologiques de l' imaginaire  ).

Quelle bonne surprise !

Déjà citée, Natacha Polony présente le système éducatif tel qu' elle le vit, le voit et l' analyse, dans " Marianne " n° 470 du 22 au 28 avril.

Le constat , étayé, est d' autant plus accablant qu' il rejoint en partie celui de Monsieur Marseille, dont la sensibilité est fort différente.

Yves- René doit- il se réjouir de constater la reprise de ce qu' il avance depuis trois décennies ?

Il le pourrait si quelque révolution culturelle était décidée, ce qui est à exclure, puisque l' un des présupposés est l' existence d' un pouvoir.

Quand la nuit tombe, on ne saurait l' en empêcher.
On peut toutefois commenter le phénomène pour autant qu' on l' ait perçu: trop aveuglant il aveugle, c'est le problème soulevé par E. POË dans " La lettre volée ".

Des hommes politiques responsables se mobiliseraient autour de ce thème, en particulier ceux qui s' agitent autour de la comète polynésienne en prônant l' avènement de pratiques démocratiques et citoyennes.


 

 

27.04.2006

Fifres et sous- fifres, rappel.

Redite, certes.

Il s' agit donc d' une conversation que j' avais eue voici plus d' un an avec un sous- fifre ( un sous- chef ? ) du parti autonomiste le plus représenté à ce jour à L' Assemblée et selon toute vraisemblance dans le corps électoral.

Alors que j' interrogeais cet instrument afin d' en extraire la quintessence sur la responsabilité des adultes et des gouvernants à l' endroit de la population âgée de moins de 25 ans en particulier ( elle est majoritaire ), le choc en retour fut surprenant:

" De toutes façons, ils ne voteront jamais pour nous, ça ne sert à rien ".

C'est le degré zéro de la réflexion, non pas une réflexion au troisième degré, nullement souhaitée par ailleurs.

En cette affaire, que les Princes soient vigilants: avant d' être coupés des réalités, et phagocytés par ces gens- là, les Princes les ont choisis dans un premier temps.
Leur responsabilité est  totale et pleinement engagée.

Nos concitoyens méritent autre chose que du mépris, et parmi eux ceux qui constituent l' avenir du Pays.

Le problème est vaste, il est éducatif au sens large, ce qui n' est pas incompatible avec le respect dû à chacun ici et là. 

Bien entendu il n' est pas question ici de faire quelque amalgame que ce soit entre l' attitude d' un esprit médiocre et celle d' un mouvement politique qui possède comme la plupart des partis des esprits éclairés.

Il s' agit simplement de mettre en garde .

La stupidité et le sectarisme du sous- fifre nuisent  fortement à l' image du fifre !

Que demain on ne vienne pas s 'étonner...

26.04.2006

La parole.

Avec des " majorités de circonstance " comme dit certaine qui ne croyait pas si bien dire, mais conforte en attendant  l' actuelle majorité de circonstance, c'est l' échec assuré.

Il convient peut- être de donner la parole au Peuple.

La parole il est vrai est inquiétante de par les utilisations qu' on en fait: on la donne, la confisque, la rend, et j' en passe.
Quand la parole donnée n' a pas été tenue elle est souvent confisquée par celui qui ne l' a pas tenue, et ne la lâche donc pas ...alors qu' il ne l' a pas tenue.
Comprenne qui pourra.

Pour éventuellement donner la parole, au Peuple par exemple, il faut toutefois être en mesure de la faire, donc détenir le pouvoir.

Il s' agit donc de détenir le pouvoir.

Et de tenir parole....antienne surannée.

25.04.2006

Confirmation solennelle.

A une Vahine - sapiens- sapiens rencontrée ce midi non sans difficultés, bien qu' elle n' y soit pour rien, ces lignes:

" Scoop motorisé " est la relation d' un non- événement non moins réel, hélas.

Elle cuisine très correctement, et avec de la pratique....tous les champs sémantiques de l' espoir lui sont ouverts.

Elle se reconnaîtra.

23.04.2006

Humour très exsangue...

Ségolène ment- elle ?

Comme elle fait un tabac, nous dirons Royal ment - elle.

C'est vraiment nul, pardon à nos lecteurs.

Nul à en pleurer, un peu comme si demain le pouvoir en Polynésie était confié à des gens incompétents.

21.04.2006

Comme elle dit !

Anne - Zoé me somme de vous délivrer ceci:

Apparemment, à cette heure, il ne semble pas que les scissions, divisions, invectives au sein des rangs autonomistes depuis deux ans soient un succès.

Sinon, qu' on nous le démontre.

Il semblerait au contraire que le Président, indépendantiste, minoritaire, mais démocratiquement élu en 2004 puis 2005, soit  pour l' heure le grand gagnant.

Sinon, qu' on nous le démontre.

Tout en intégrant le fait qu' hier des erreurs, très étonnantes pour celui qui dispose d' un minimum de bon sens, aient été commises, le résultat est probant, la réalité est là: le pouvoir a été démocratiquement donné à une minorité en raison de dissensions dans le camp majoritaire.

Cette minorité est donc pour diverses raisons majoritaire au sein de l' Assemblée de Polynésie, c'est un fait.

Il ne s' agit pas ici de rechercher les origines , ni les causes, ni de polémiquer stérilement en ressassant d' ancestrales et moins ancestrales rancoeurs qui tiennent lieu de réflexion, mais de constater ceci :

Le Président du Pays a gagné une bataille.

De nouvelles divisions, prévisibles, chez les autonomistes, sous forme de " neutralisme " affiché, de défections, voire de constitution de nouveaux partis ( il faut s' attendre à tout ), lui permettraient de gagner très rapidement " la guerre ", vocable qu' il affectionne, pas nécessairement par antiphrase. 


Pourquoi pas ?

Si l' Etat attendait un signe fort de la part des autonomistes , il a été servi.

La notion d 'urgence est perçue de façon cavalière ici.

 Voilà  de toute façons qui va orienter ses choix, si les choses restent en l' état.

Parlons- en donc !

Le secret de l' imminence d' une motion de censure avait été si bien gardé que certains signataires avaient déjà pactisé avec le Président, et connaissaient donc l' issue d' une  journée de dupes fort importante.

Entre eux les cocotiers en parlaient depuis quelques jours, et les medias avaient repris en choeur.

En pareil cas la discrétion eût  pourtant été de rigueur.

Malgré la rareté de ses visites en Polynésie française le Chat garde un temps d' avance: outre la fidélité à ses convictions il est  lui d' une extrême discrétion, qu' il sait faire partager.

A moins qu' il n' improvise ?

 N' en croyez pas un mot, il sait où il va, et sait trouver les moyens de ses ambitions.
 
Il excelle à convaincre: c'est un expert en matière de communication, reconnaissons- le.

Le mésestimer est une erreur de taille.

L' échec est sa réussite.

A méditer.
Le problème reste entier.

Journal polynésien d' un fou.

Supposons que notre bienheureux Président aille faire un saut fin mai, début juin chez nos amis Chinois.

Alors on s' étonnerait moins des événements en cours, qui seraient en quelque sorte...la conséquence de ce séjour à venir.

Nos amis Chinois , dont on sait le légitime intérêt qu' ils portent à la zone sud du Pacifique, privilégient peut- être le court terme en matière de désengagement de la France, et de ce fait jouent la carte de Monsieur TEMARU.

Ils pourraient même l' encourager.

Il y aurait eu alors manipulation.

Ne pas sinistroser toutefois: on aura besoin pendant quelques années encore de thuriféraires, de marchands de bière, de luxueuses voitures et de pousse- pousse ( pardon ! ), de grandes surfaces, de medias bienveillants, le temps d' assurer le passage de témoin entre investisseurs, processus bien engagé déjà. 

Certains résidents n' ont  pour l' heure aucun souci à se faire, le problème comme dit certain n' est pas à l' ordre du jour.



 

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