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31.01.2006
Dernier cri de la bête à ce sujet.
Une majorité de Polynésiens sont ou seraient partisans d' une certaine autonomie, cette forme la plus élaborée de la liberté pour un peuple depuis l' âge des grandes découvertes.
Une majorité faible certes, mais majorité, de Conseillers territoriaux sont, ou se disent, autonomistes.
Cette majorité semble incapable, ou refuse, de se constituer en tant que telle.
On est en droit par ailleurs de respectueusement s' interroger sur l' efficacité de communiqués ou d' articles, fussent- ils fondés, et de qualité, alors qu' il s' agirait par un harcèlement frontal systématique et organisé mené auprès de la base ( certain pourrait donner de judicieux conseils en la matière ), d' aider un peuple à assurer demain sa survie dans de bonnes conditions. Ce qui bien entendu ne saurait exclure cela.
Si cela était, la partie d' ailleurs serait loin d' être gagnée, on l' a pu vérifier fin 2004.
Mais les débordements prévisibles à venir après cet éventuel changement, plus importants on le peut supposer, s' inscriraient dans un contexte différent, l' irrationnel allant decrescendo, et les yeux s' ouvrant davantage.
L' attentisme actuel, quelles qu' en soient les raisons, débouchera sur la victoire, en bonne voie, du radicalisme.
Ce sera le mot de la fin, et c' est d' ores et déjà le mot de la fin à ce sujet de l' auteur de ces lignes, au nom de la pudeur s' il dit vrai, de la honte, une honte joyeuse, dans l' autre cas ( Anne- Zoé alors se flinguerait de bonheur ). Il se lasse d' ailleurs de ses propres répétitions et reprises, vaines bien entendu. Et mal entendues.
08:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2006
Naïvetés palestiniennes, et autres naïvetés.
Qu' en votant des êtres au corps et à la pensée captifs mettent le moment à profit pour traduire leurs exigences, leurs passions et leur haine n' a vraiment rien d' étonnant.
Ce qui se passe était prévisible, davantage encore pour ceux qui savent que les mots reflètent l' air du temps: à cet égard l' appellation " Territoires palestiniens " n' était guère valorisante pour les intéressés, donc de nature à exacerber la réaction. Le risque était grand.
Or les états dits démocratiques et qui s' autoproclament comme tels , géniteurs du bonheur d' autrui, s' émeuvent.
Ils ne comprennent pas, ou feignent l' incompréhension. " Pourtant, on les a laissé voter librement ! " ( on peut pencher pour la première hypothèse ).
Seraient donc démocrates, et eux seuls, ceux qui votent " comme il faut " . Ainsi la victoire du Fatah eût constitué un succès démocratique aux yeux de certains, et les " Territoires palestiniens " eussent accédé du même coup au rang de pays en marche vers la démocratie. L' Afghanistan est désormais un pays démocratique et l' Irak est sur la voie royale on le peut constater chaque jour davantage avec le triomphe des chiites et les velléités kurdes le jour venu...
Les éditorialistes et autres politologues semblent également peiner, la situation échappant tout autant à leur grille d' analyse et à leurs canons.
Les données pourtant sont on ne plus transparentes:
Là où il y a déjà respect et application d' une morale individuelle et collective, et présence d' un garant, on peut rencontrer ce qu' on appelle la démocratie (ces critères élémentaires constituent un bon tamis dans l' appréciation des situations; on peut s' y livrer, par exemple en métropole; ou ailleurs, ce qui nous conduira à nuancer, à nous inquiéter parfois...)
Le vote est, et n' est que l' un des attributs de cette dernière. L' un de ses syndromes pour ceux qui la trouvent pâle.
L' erreur, grossière, est dans la confusion entre un principe et ses attributs. Entre des règles formelles qui permettent d' actualiser le principe, et le principe. Or le principe n' existait pas...( ce que l' expression " Territoires palestiniens " reconnaît plus ou moins....)
( A fortiori, si l' élection est organisée avec la naïve - car le scrutin semble n' avoir pas été truqué - bénédiction de puissances étrangères , on peut s' attendre à une réaction plus forte encore. D' ailleurs le taux de participation a été très grand , et grand l' angélisme de M. Carter, sympathique complice objectif - à l' insu de son plein gré disait l' autre - du déroulement de l' épisode en question ).
Déjà dit, pourtant, mais revenons- y: jouer avec un instrument de musique ne signifie pas en jouer, encore moins avoir la possibilité par ce biais d' intégrer l' orchestre. Bref il faut des musiciens, un chef d' orchestre, et une partition ( le mot a été délivré involontairement )....disait hier J. Muglioni.
Pendant ce temps le vote aura conforté et banalisé les violences passées.
Il les aura justifiées en leur donnant un aspect rationnel.
Quelle clairvoyance des géostratèges !
Aucune " Schadenfreude " dans ce constat, mais quelque amertume. Nuance.
La situation est chaude, et imprévisible, car la découverte du principe de réalité demande parfois du temps, et pas seulement en Palestine, même si de Sirus, cette autre possibilité d' une île, on peut toujours trouver quelque raison d' espérer, par une approche différent de l' espace - temps.
Affaire de regard, nécessité urgente de prendre en compte l' ensemble de l' espace planétaire, et d' anticipation, vertus que nos gouvernants, et tout particulièrement celui d' une très grande puissance dont la faiblesse pourrait s' avérer sous quelques décennies tout au plus, semblent ne pas tous posséder.
Quelle sidérale Baleine ( mes amicales pensées à l' intéressé, et à Gérard ! ), ou quel Oiseau des eaux transmettront ce message à nos princes ?
Car si la planète manque de souffle, certains de ses responsables ne manquent pas d' air par crainte de manquer de pétrole.
21:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2006
Romulus Augustule.
L' Occident, à la fin de l' Empire Romain, était gouverné par un chef d' état dont le nom seul était une parodie et un programme, Romulus Augustule, navrante et imbécile caricature du fondateur et du plus grand empereur.
Partout l' autorité romaine s' écroulait sous le coup des barbares qui balayaient une armée qui elle- même n' était plus composée que de mercenaires barbares.
Pendant ce temps les patriciens gorgés de nourritures fines passaient leur temps à faire des acrostiches.
Certes, mais Amélie Mauresmo vient de gagner un tournoi du grand chelem.
06:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Elémentaire, non ? ( 3 )
Ceci étant, ne négligeons pas l' anecdote ( anecdote, eu égard aux événements qui se déroulent dans certaines régions de la planète ), et constatons que le justice française en sa grande sagesse a blanchi notre Emile, redevenu l' honnête homme qu' on sait.
On notera que cette mesure semble satisfaire la plupart des protagonistes de la partie en cours, et pas nécessairement les actuels alliés d' Emile ( " Salut l' Emile, on t' aime bien tu sais ! " ).
Paradoxal ? Mais pas du tout !
Rien de nouveau sous le soleil.
02:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Elémentaire, non ? ( 2 )
Le pouvoir a engagé une course de vitesse avec les autonomistes. Il a l' avantage d' avoir pris le départ, de posséder une culture d' opposition et de savoir anticiper, enfin d' avoir l' appui des medias.
Il mène avec bonheur une offensive sur plusieurs fronts.
Il s' agit de susciter chez les Polynésiens le sentiment que les difficultés présentes et à venir sont et seront le fait exclusif de l' état, et parallèlement de provoquer ou d' accélérer le désengagement de ce dernier.
C'est jouable.
C'est d' une totale transparence...pour qui connaît mal le Pays. ( Ce serait donc beaucoup plus complexe peut- on penser ou espérer... A voir ! ).
Or les opposants semblent s' intéresser davantage aux effets négatifs d' une gestion confiée à des personnes souvent incompétentes, et se réjouissent par avance à l' idée que le fruit mûr tombera bientôt.
Ils semblent ne pas comprendre que cette incompétence est un atout supplémentaire pour le guide, et que la chute du fruit pourrait n' être pas celle du fuit qu' on croit. Auquel cas la " promotion " du tourisme " nucléaire " n' aurait rien de contre- productif ( hypothèse pour le moins osée ).
Certes ils se rencontrent ici et là, parfois ailleurs, mais la notion d' urgence n' est pas perçue par tous.
02:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Elémentaire, non ?( 1 )
Supposons la partie jouée. Dans ce cas le révélateur aura été, non pas mai 2004 ou février 2005, mais l' intervalle, avec l' occupation illégale des bâtiments officiels par le pouvoir déchu.
Il est évident d' ailleurs qu' une réaction de l' état eût provoqué de violents séismes, compte tenu de certain rejet nourri par l' irrationnel.
Toujours est- il que l' état a été pris en flagrant délit d' impuissance, chacun l' aura observé. L' actuel président a parfaitement intégré ce phénomène. Il en fournit régulièrement la preuve.
Derrière " Le Masque " de Maupassant, il n' y avait rien, comme bien souvent.
L' extrême discrétion de la plupart des autonomistes, déjà soulignée, ne cache peut - être pas davantage, hors les supputations relatives aux échéances à venir, et à l' état de santé des uns et des autres.
( Il est vrai toutefois que la conclusion de l' épisode Emile est digne d' intérêt....selon Madame Irma ).
S' appuyer sur de telles hypothèses est vain: on ne saurait affirmer qu' un vote démocratique aura lieu en 2009, et s' il a lieu qu' il sera démocratique.
On sait également que la Camarde frappe quand elle l' entend, et comme elle l' entend.
02:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2006
La faute à Voltaire ? ( 2 )
Rien d' étonnant à ce que tout soit fait pour qu 'il y ait, la volonté générale étant un leurre ( il est impossible de la concevoir et d' en prouver rationnellement l' existence ), non vacance du pouvoir lorsque celui- ci est disponible. La liste des intérimaires potentiels est longue. On n' ose imaginer la disparition simultanée de tous ces possibles. Que se passerait- il ? Un appel d' offres suivi de l' épreuve des ordalies ? Mais qui présiderait le tribunal ? Passons.
En bref, c'est bel et bien la permanence d' une présence rassérénante, " le pouvoir ", inassimilable à une quelconque volonté générale elle- même impossible, qui permet au système de vivre et de tourner en rond à défaut de tourner rond.
Le bien connu " Le roi est mort, vive le roi ! " ( je propose la suppression de la virgule, ce temps d' arrêt qu' un virus pourrait infecter ) est toujours d' actualité, ce qui permettrait de se pencher sur les rapports étroits entre sacré, pouvoir divin et pouvoir humain.
ps: Qu 'on ne s' y méprenne pas, ce propos trop cursif ne vise qu' à proposer une analyse plus structurée, et le système en question a peut- être quelque espoir. Pourquoi pas ? Mais pas sûr, dès lors qu' on en connaît de mieux en mieux les fragiles fondations symboliques.
Le paradoxe du vote restera toujours quoi qu 'il en soit pierre d' achoppement, et le mystère de l 'indécidable, entier.
06:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La faute à Voltaire ? ( 1 )
Si la volonté générale était la juste synthèse des intérêts particuliers, les bistrots français fonctionneraient beaucoup moins le dimanche, journée par ailleurs bien grise pour les taureaux , et le vote perdrait définitivement toute raison d' être.
La raison théorique se substituerait alors à la raison pratique.
En distinguant voire opposant ces deux notions, l' illusion rousseauiste, probablement nécessaire, fonde la démocratie sur le mythe de la volonté générale et assure la crédibilité du système.
Nous en sommes là, las bien souvent, plus souvent spectateurs qu' acteurs pour des raisons déjà évoquées, outre notre paresse.
La démocratie en réalité s' apparente d' une certaine façon à une permanente et molle dictature encadrée.
C'est la permanence, et elle seule, qui nourrit le mythe, car les gouvernants qui se succèdent imposent chacun une part de leurs volontés particulières ( ce qui complique encore le problème ), le temps de leur mandat.
Quid alors de l' inaliénable volonté générale ?
Ces volontés particulières, confondues avec une " volonté générale ", varient en fonction de l' idiosyncrasie de chacun, des pressions qui s' excercent sur chacun et des réactions de chacun:
de Gaulle accordait le primat à l' autonomie nationale, VGE à l' accordéon, aux éboueurs et aux petits matins, Pompidou aux problèmes énergétiques, Jacques et François à d' autres problèmes , entre autres à leurs délicieux renvois d' ascenseur ( mais l' heure du bilan n' a pas sonné ).
06:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.01.2006
" Dis, papa..." : propos irresponsable.
L' enfant en vacances à Gavarnie: " Dis, papa, le cirque c'est comme sur la carte postale, mais les couleurs sont plus belles sur l' image ! "
Il s' agissait hier de délivrer la pensée captive de l' enfant par une progressive mais prégnante mise en perspective et l' éveil au réel.
Difficile aujourd' hui, car l' adulte, fût- il cultivé, parle désormais comme l' enfant quand il ne joue pas à l' enfant.
Ainsi " le génome fonctionnerait comme un ordinateur ". L' homme est donc à l' image de son outil, qu' il a déifié.
Extraordinaire renversement.
La formulation n' est pas innocente: la " caverne " a élargi son trou, et nous accéderons bientôt si ce n' est fait à la plénitude du bonheur, celui de la fourmi ou d' un Sisyphe qui serait heureux, car " il faut imaginer Sisyphe heureux ", désormais.
Que sont les sages femmes , ces accoucheuses du sens, devenues ?
La période néanmoins est critique, la bête ayant encore quelque réminiscence parfois, et son inconscient réagissant mal à sa disparition en tant qu' être pensant, réaction saine a priori.
Isolons toutefois ces fous dangereux empêcheurs de tourner en rond, en tout premier lieu l' auteur de ces lignes passéistes, ce chantre du déclin, traitons- les au kärcher par exemple, et clonons, après l' avoir tondu, le mouton, afin d' assurer à l' espèce le bonheur éternel et la félicité bêlantes qu' elle mérite.
Amen.
21:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.01.2006
Evident rappel pour demain.
De plan en plan et de temps en temps on entend mettre fin aux conduites violentes....pour répondre à l' urgence....
Toutes les mesures prises ramènent toutefois ces dernières à un phénomène qui pourrait être traité techniquement, alors que ses causes ne sont pas exclusivement sociales, pour autant qu' il s' agisse de véritables " raisons ".
Bref on s' obstine à vouloir régler le problème de l' extérieur, pour diverses raisons.
C'est la raison pour laquelle cette approche pourrait être vaine.
Les mots trahissent la confusion, d' ailleurs:
c'est une pensée réductrice et technocratique qui inspire la formulation " cohésion sociale ", quelque généreux soient les hommes, et les mesures prises, dont on pense parfois qu' elles relèvent d' un inventaire à la Prévert même s' il n' en est rien.
Ce plan échouera faute d' un souffle porteur affiché et reconnu comme tel par tous. Par les bénéficiaires en particulier.
Pour être efficace et d' abord possible l' action doit être inspirée par une certaine idée de l' homme et de la France, idée courageuse, généreuse et réaliste tout à la fois.
Or cette idée qui existe, n' est pas affichée suffisamment.
Celui qui possède cette vertu, à condition de se référer à un état des lieux objectif qui donnera à ses annonces les indispensables sérieux et crédibilité, pourrait réussir à convaincre et à entraîner.
Or l' état des lieux fait également défaut.
Le courage passe par la reconnaissance du réel, son énonciation et la volonté de le transformer au nom de quelques principes qui soient le moteur de l' action plurielle à mener, dont la caractéristique sera la cohérence.
La réussite suppose qu' aucun des ingrédients ne sera omis, ce qui jamais encore n' a été le cas.
Nombreux confondent cohérence et cohésion, alors que seule la cohérence peut fonder la cohésion et en être le garant.
Or il faut un garant.
Mais il y a un frémissement en ce désert.
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