19.01.2006

" Comment être élu? " , brève de comptoir.

Le pouvoir démocratique revient non au peuple, ce qui est impossible, mais à l' élu.

Si je sais persuader l' électeur ( on appréciera la richesse sémantique de " persuader " ) que le fond de l' air est d' une agréable tiédeur alors qu' il est glacial, que je suis défenseur du peuple alors qu' il n' en est rien, ou que le café noir est blanc, j' ai vocation à être élu. 

L' époque, qu' on le veuille ou non, exige ce don, et le don à venir de soi après la séquence ludico- électorale n' est rien sans cette subtilité, cette faculté d' aimanter qui ouvre la voie du succès en question.

Une analyse juste, déjà vainement suggérée par Yves- René au nom de l' évidence, mais trop juste pour être porteuse sans doute.

Soit.

Soit, mais pour triompher du chat quand on est lion il faut parfois savoir être plus renard que le chat, et adopter une démarche plurielle de communication. La référence ( utile , indispensable certes ) aux principes éthiques et rationnels est insuffisante. On l' a vérifié.

La question ne se pose même plus s' il y a urgence absolue. Encore convient- il de savoir qu' il y a urgence.

Là où l' électorat n' a pas été toujours nourri au biberon démocratique - même remarque s' il a été fraîchement  initié à son lait -, c'est particulièrement évident.  

 

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