18.01.2006
Tristes Tropiques ( 1 )
En mai 2004, une partie de l' électorat aisé, l' esprit sans doute amolli par un trop long séjour sous les cocotiers, a favorisé un changement radical prévisible, mais qu' elle n' avait pas prévu... En toute logique elle ne peut que se réjouir du triomphe du prolétariat opprimé, des masses affamées, des foules apeurées, sous le signe de dieu. C'est le rendez- vous de l' histoire et de l' indépendance, de la croix, de la faucille et du marteau réunis. Aucune surprise.
L' actuel Président constatons- le est en effet homme de parole sur l' essentiel, même s' il subordonne les moyens aux fins en parfait démocrate qu' il est. Il est fidèle à son engagement d' oeuvrer en faveur de l' indépendance.
Il accélère d' ailleurs le processus. Il a bien raison, la voie est libre, les opposants dispersés, et s' opposant.
Le budget ? Il a été voté par une confortable majorité, et tout incident sera considéré comme intrusion de l' Etat et manoeuvre de Gaston, ce qui confortera le chat.
Un chat expert en communication: il privilégie simplement le bouche à oreille depuis quelques décennies, et verrouille parallèlement des médias admiratifs et consentants. Il avance ses pions avec habileté, et fait en dépit des apparences un parcours exemplaire sur ce plan.
Demain il saura s' appuyer sur la misère et le désengagement de l' Etat.
Rien d' étonnant.
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